Séminaire sur les relations patronat-syndicat et la politique du travail au Myanmar

La JILAF a tenu les 26 (mer.) et 27 (jeu.) juin un « Séminaire sur les relations patronat-syndicat et la politique du travail » dans la zone industrielle de Hlaingthaya de la ville de Yangon en collaboration avec la FTUM (Fédération des syndicats du Myanmar). Le séminaire a accueilli 63 participants (40 leaders du syndicat FTUM, 12 fonctionnaires du Ministère du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale du Myanmar et, du côté employeur, 11 leaders du Comité des Employeurs des Usines dans la Zone industrielle de la ville) qui ont évoqué les problèmes partagés en commun entre le patronat et les syndicats et d’autre part entre le gouvernement et les syndicats. C'était la 2e fois que ce séminaire se tenait au Myanmar depuis janvier cette année.
M. Maung Maung, secrétaire général de la FTUM et M. Hitoshi Suzuki, leader du groupe d'aide local de JILAF ont, en tant que co-organisateurs, présidé la cérémonie d’ouverture suivie des salutations aux invités : M. Saw Naing, directeur adjoint du Ministère du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Ichiro Maruyama, Ministre-conseiller à l'ambassade du Japon au Myanmar, M. Kyaw Lwin, président du Comité des Employeurs de la Zone de Shew Pyi Thar industrielle et M. Shigeru Nakajima, chef de bureau de la CIS à Yangon. Le secrétaire général, M. Maung Maung a offert ses salutations et exprimé sa recconnaissance envers la JILAF et le gouvernement japonais avant de parler des efforts pour la promotion de la communication entre patronat-syndicat et de l'amélioration de la législation du travail dans le but d'améliorer la vie des travailleurs au Myanmar.
Puis l’administration du travail et les employeurs ont chacun donné une conférence. Le directeur adjoint, M. Saw Naing, d'abord, expliqué le rôle du Ministère du Travail et de l'Emploi dans la résolution des conflits du travail. Il a présenté son point de vue selon lequel « la plupart des conflits du travail ont été résolus au cours des dernières années parce que les relations entre le gouvernement et le syndicat commencent à fonctionner », remarquant tout aussitôt que « l Les conflits doivent se résoudre sur le terrain par le biais du Comité de Conciliation du lieu de travail, ce qui rend indispensable la coopération du syndicat ». M. Min Min, administrateur représentant de Top Banner., société du secteur couture dont la plupart des produits sont destinés au marché japonais, a fait une conférence sur le thème des relations patronat-syndicat dans sa propre société. Il a admis qu’« Au moment de la fondation de la société, il existait une hostilité entre les patrons et les travailleurs qui a changé depuis la mise en place du syndicat. Les représentants du syndicat transmettent aujourd'hui, leur demande détaillée à l' employeur, ce qui nous aide beaucoup. Pour résoudre les conflits de travail inutiles, il faut non seulement obtenir la compréhension de l’employeur sur les questions de travail sur terrain mais aussi celle des travailleurs quant aux difficultés de la société ». Et il a souligné que l'établissement des relations patronat-syndicat dans le secteur de la confection qui a connu de nombreux cas de faillites et de fermetures en raison de la concurrence à l'exportation est également important.
Dans la conférence du syndicat qui a suivi, M. Ronnie Than Lwin, vice-président de la FTUM, a présenté un aperçu de son organisation et a reconnu que, si les adhérents du secteur agricole constituent le centre de son organisation, le nombres des syndicats des autres secteurs augmente régulièrement. Il a poursuivi en disant que « Nous avons appris beaucoup de choses grâce au Japon, en ce qui concerne notamment la manière d’établir les principes sur les relations patronat-syndicat et les conventions collectives concrètes et ce non pas au travers les relations de force (grève) mais par le biais des discussions entre le patronat et les syndicats ». M. Nakajima, chef du bureau, a dans la conférence qui suit, évoqué de nouveau, en réponse à l’intervention précédente l'expérience du Japon au niveau de l'établissement de relations constructives patronat-syndicat et a souligné qu’un des facteurs de forte croissance du Japon, est l’avènement des relations patronat-syndicat basées sur la distribution équitable via l'amélioration de la productivité après les conflits et que, dans le cas actuel du Myanmar, il faut introduire un système préventif contre les infractions au code du travail.
Le deuxième jour, les participants se sont répartis en quatre groupes pour discuter et présenter les thèmes suivants : « Amélioration des relations patronat-syndicat » et « Méthodes de résolution des problèmes de terrain ». Chaque groupe a, d'une part, avoué que, même si on souhaite construire une relation de confiance, l'attitude des employeurs est hostile, les salaires restent bas, le processus de prise de décision des mesures politiques par le gouvernement est opaque, etc., et a, d'autre part, présenté des avis concernant la résolution des conflits entre les syndicats eux-mêmes sur les lieux de travail, et la participation active des travailleurs à l'amélioration de leurs compétences et techniques
En réponse à ces interventions, M. Kiyoshi Osamura, leader du groupe des affaires et de la finance de la JILAF a donné une conférence intitulée « La formation du mouvement syndical et la nature des relations patronat-syndicat dans le Japon d'après -guerre », et a expliqué le parcours historique des mouvements syndicaux japonais qui ont conduit à l'acquisition des trois principes de la productivité et des relation actuelles entre les travailleurs et le patronat, la capacité des propositions politiques au sein des syndicats de travailleurs et dans les consultations entre les travailleurs et le patronat, ainsi que leurs mises en rapport et leur importance. Tout en évoquant les conflits actuels auxquels le Myanmar est confronté, il a souligné que les syndicats japonais ont, sur la base d’une gestion autonome et indépendante, un système de consultation et de négociation patronale-syndicale collective.
Enfin, M. Osamura, leader du groupe a encouragé les participants en disant qu' « il espère en la consolidation financière des syndicats et le développement sain des relations patronat-syndicat au Myanmar » et M. Nakajima, chef de bureau de la CIS à Yangon a clos les deux journées de séminaire en affirmant : « Je sens des changements réguliers à chaque rencontre, lors des conférences et je souhaite qu'ils s ‘élargissent vers les jeunes générations ».
Après ce séminaire, la FTUM a, les 29 et 30,, tenu sa première convention nationale,, depuis la démocratisation du pays. Elle a fixé les modalités et les dispositions de l'organisation et a réélu 5 membres du bureau exécutif conformément aux critères d'enregistrement du gouvernement en tant qu'organisation centrale des syndicats. Parallèlement à cela, la FTUM(Federation of Trade Unions Myanmar)a été renommée CTUM (Confederation of Trade Unions Myanmar : Confédération des syndicats de Myanmar), et en s'appuyant sur la décision de l'organisation au sein de cette convention, elle continue le processus de son enregistrement en tant qu’organisation centrale et syndicat officiel auprès du gouvernement. CTUM prendra un nouveau départ en tant que Centre national du Myanmar.

Programme

DateContenu
11/26MerSéminaire Jour 1
11/27JeuSéminaire Jour 2

Photos des participants

Salutations de (co-) représentant / M. Maung Maung, Secrétaire Général de la FTUM

Paroles de salutations en tant qu'invités en myanmar par M. Maruyama, Ministre-conseiller à l'ambassade du Japon au Myanmar

Conférence de M. Nakajima, chef de bureau de la CIS à Yangon

Conférence de M. Osamura, leader du groupe des affaires et de la finance de la JILAF

Travail réparti en quatre groupes

Chaque groupe décide un plan d'action visant à résoudre les problèmes actuels afférents aux « relations de travail »